Kinshasa s’est réveillée sous haute surveillance ce matin, alors qu’un important dispositif sécuritaire encadre les abords du Palais du Peuple. Au cœur de cette mobilisation : la tenue d’une séance plénière décisive consacrée à l’examen et au vote de la motion de censure visant le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo.
Dès les premières heures, les députés ont commencé à affluer progressivement dans l’hémicycle, où les urnes sont déjà installées, signe que le vote pourrait intervenir sans délai une fois les conditions réunies. L’Assemblée nationale reste toutefois suspendue à l’atteinte du quorum requis pour ouvrir officiellement les travaux.
Dans un climat politique tendu, plusieurs membres du gouvernement sont attendus aux côtés du vice-Premier ministre, affichant ainsi un front de solidarité face à cette initiative parlementaire. Cette présence massive pourrait peser sur les débats et témoigne des enjeux élevés liés à cette motion.
L’issue de cette plénière est particulièrement scrutée, tant elle pourrait redéfinir les équilibres au sein de l’exécutif et du Parlement. En attendant, Kinshasa retient son souffle, dans l’attente d’un vote qui s’annonce déterminant.
Elie NSANA




