À l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, la question de la redevabilité du gouvernement refait surface à travers une intervention remarquée lors d’une séance de questions orales avec débat adressée au ministre de l’Industrie.
Se réclamant de la mission constitutionnelle de contrôle de l’action gouvernementale, un député national a justifié sa démarche par la nécessité de répondre aux attentes du peuple. Il a insisté sur l’obligation pour le Parlement d’exiger des comptes, particulièrement face à des situations jugées préoccupantes dans la gestion des entreprises publiques.
Au centre de son intervention : le dossier de la SOTEXKI. Autrefois considérée comme un fleuron industriel et une fierté pour la province de la Tshopo, cette entreprise symbolise aujourd’hui, selon l’élu, les dérives de la gouvernance publique.
Déplorant un déclin qualifié de « douloureux », il a appelé le gouvernement à prendre ses responsabilités face à ce qu’il considère comme un cas emblématique d’échec. Pour lui, l’inaction ne saurait être tolérée dans un contexte où la préservation du patrimoine industriel national relève d’un impératif stratégique.
Cette interpellation relance le débat sur la gestion des entreprises publiques en RDC et met en lumière les attentes croissantes en matière de transparence et d’efficacité dans la conduite des affaires de l’Etat.
Elie NSANA




