À Kisangani, la consommation de drogues chez les jeunes atteint des niveaux alarmants, selon une récente étude menée par la Faculté de Santé publique de l’Université de Kisangani. Les chiffres révélés suscitent une vive inquiétude au sein de la communauté scientifique et des acteurs sociaux.
D’après les chercheurs, environ 63 % des jeunes âgés de 10 à 24 ans consomment des substances psychoactives. Une proportion particulièrement élevée qui met en lumière l’ampleur du phénomène dans la ville. L’étude recense également plus de 2.300 points de vente de drogues, disséminés à travers Kisangani, facilitant ainsi l’accès à ces produits pour une population jeune et vulnérable.
Les experts tirent la sonnette d’alarme face aux conséquences sanitaires et sociales de cette situation. Ils évoquent notamment une augmentation des troubles mentaux, des comportements à risque, ainsi qu’un impact négatif sur l’éducation et l’avenir des jeunes concernés.
Face à cette crise grandissante, les spécialistes appellent à une intervention urgente des autorités publiques, mais aussi à une mobilisation des communautés locales. Ils recommandent le renforcement des politiques de prévention, la régulation stricte des points de vente et la mise en place de programmes d’accompagnement pour les jeunes en difficulté.
Sans action rapide et coordonnée, préviennent-ils, cette situation pourrait compromettre durablement le développement social et économique de la région.
Elie NSANA





