Le Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes (FRIVAO) traverse une zone de fortes turbulences. Devant le Sénat, le ministre de la Justice a dressé un tableau préoccupant de la gestion de ce mécanisme censé soutenir les victimes, révélant de sérieux dysfonctionnements financiers et administratifs.
Selon les chiffres communiqués, seuls 28 millions de dollars auraient été effectivement décaissés sur les 195 millions prévus. Un écart considérable qui soulève des interrogations sur la traçabilité des fonds et l’efficacité du dispositif. Parallèlement, le nombre de bénéficiaires a connu une hausse spectaculaire, passant de 3 000 à 14 000 personnes, ce qui accentue la pression sur les ressources disponibles.
Ces révélations s’accompagnent de soupçons d’irrégularités dans la gestion du fonds, sans que tous les contours de ces anomalies soient encore clairement établis. Cette situation alimente les inquiétudes quant à la transparence et à la gouvernance du FRIVAO, un instrument pourtant crucial pour la justice réparatrice.
Face à cette crise, le ministre a annoncé un plan de redressement visant à restaurer la crédibilité du fonds. Parmi les mesures envisagées figurent un renforcement des mécanismes de contrôle, une meilleure traçabilité des paiements et une réorganisation administrative pour garantir une gestion plus rigoureuse.
Alors que les attentes des victimes restent immenses, la mise en œuvre effective de ces réformes sera déterminante pour rétablir la confiance et assurer que les fonds atteignent réellement leurs destinataires.
Elie NSANA






