Le dossier judiciaire lié au Fonds de Réparation et d’Indemnisation des Victimes des Activités Illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo (FRIVAO) connaît un nouveau tournant majeur.
La Cour d’appel de Kinshasa-Gombe s’est officiellement dessaisie du dossier RP 867, relatif à des soupçons de détournement de fonds initialement destinés à la réparation des victimes. Cette décision marque un changement de niveau juridictionnel dans une affaire déjà fortement suivie par l’opinion publique.
Selon les éléments disponibles, une autre procédure parallèle, enregistrée sous le numéro RP.23/C, implique également plusieurs personnalités, dont l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, ainsi que Chançard Bolukola. Les deux hommes sont cités dans des allégations portant sur la gestion de fonds destinés à l’indemnisation des victimes des activités illicites attribuées à l’Ouganda sur le territoire congolais.
Le transfert de compétence vers la Cour de cassation ouvre désormais une nouvelle phase judiciaire dans ce dossier sensible, qui met en jeu des montants financiers importants et des responsabilités institutionnelles à plusieurs niveaux.
Depuis plusieurs mois, les audiences successives ont permis l’examen de diverses accusations relatives à la gestion de plusieurs millions de dollars issus du FRIVAO. Témoignages, pièces comptables et documents administratifs versés au dossier ont alimenté des débats parfois techniques, parfois polémiques, au sein des juridictions compétentes.
Cette évolution procédurale est perçue comme une étape déterminante, dans la mesure où la Cour de cassation est désormais appelée à se prononcer sur les éventuelles responsabilités pénales des personnes mises en cause, dans un contexte où la transparence dans la gestion des fonds publics reste une exigence forte de la société civile.
L’affaire continue ainsi de captiver l’attention, tant par la sensibilité des faits reprochés que par les implications politiques et institutionnelles qu’elle pourrait entraîner dans les prochains développements judiciaires.
Elie NSANA






