Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a fixé les principales balises du Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État. Le processus, qui ne devrait pas dépasser trois mois, ne prévoit pas d’amnistie générale pour les auteurs des crimes les plus graves.
Le Chef de l’État a notamment exclu toute possibilité d’effacer, au nom d’un compromis politique, les crimes de guerre, crimes contre l’humanité, actes de génocide, violences sexuelles graves ainsi que les autres crimes imprescriptibles. « Nous ne construirons pas la réconciliation sur l’oubli », a-t-il déclaré, soulignant que la recherche de la paix ne saurait se faire au détriment de la justice.
Sur le plan organisationnel, une première ordonnance présidentielle devrait, dans les prochains jours, instituer le comité chargé de préparer les assises. Après présentation de son rapport préliminaire, une seconde ordonnance permettra de convoquer officiellement le dialogue et d’en préciser les différentes étapes, la représentation des participants ainsi que les mécanismes de suivi.
Les confessions religieuses devraient prendre part à la commission préparatoire. Le processus débutera par des consultations dans les différentes provinces avant la tenue des assises nationales à Kinshasa.
À travers ce dispositif, Félix Tshisekedi entend faire du dialogue un cadre de recherche de solutions nationales, tout en établissant une distinction claire entre compromis politique, réconciliation et responsabilité judiciaire.
Elie NSANA




