Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a précisé les conditions de participation au Dialogue national annoncé pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État. Dans son adresse à la Nation, il a clairement exclu du processus, en tant que composantes politiques, les acteurs qui poursuivent la lutte armée contre les institutions de la République.
Selon le Chef de l’État, ne pourront pas participer aux assises ceux qui, au lancement du processus, combattent par les armes l’ordre constitutionnel, occupent une partie du territoire national, administrent illégalement des entités congolaises ou agissent, selon les autorités, au service d’une puissance étrangère, notamment le Rwanda.
Félix Tshisekedi assure toutefois que cette mesure ne vise ni les personnes en raison de leurs opinions ni leurs appartenances politiques. Elle constitue, selon lui, une réponse à ceux qui choisissent la voie militaire pour contester l’ordre républicain tout en revendiquant parallèlement une participation au jeu démocratique.
À travers cette position, le Président entend établir une distinction entre le débat politique et la confrontation armée. Le dialogue national se veut ainsi un espace de recherche de solutions politiques, mais dans le respect des institutions, de l’intégrité territoriale et de l’ordre constitutionnel.
Cette clarification présidentielle devrait désormais peser sur les prochaines consultations et sur la composition des différentes délégations appelées à prendre part au processus national.
Elie NSANA




