À Kinshasa, l’étau se resserre autour de Modeste Bahati Lukwebo. Malgré ses explications et ses excuses après la polémique née de ses propos sur la Constitution, le deuxième vice-président du Sénat ne semble pas avoir convaincu ses collègues. Les initiateurs de la pétition contre lui maintiennent leur démarche et annoncent son dépôt pour le 15 mars 2026, à la reprise des activités parlementaires.
Selon le sénateur Dany Kabongo, à l’origine de l’initiative, la pétition a déjà largement dépassé le seuil requis. Il affirme que 47 signatures ont été récoltées, alors que le règlement intérieur du Sénat n’en exige que 22 pour rendre la procédure recevable. Pour les pétitionnaires, il ne s’agit pas d’un règlement de comptes personnel, mais d’une démarche visant à faire respecter le fonctionnement de l’institution.
Cette offensive intervient dans un contexte politique déjà défavorable à Bahati Lukwebo. Le Bureau du Sénat s’est officiellement désolidarisé de ses déclarations, en précisant qu’elles n’engageaient pas l’institution. Dans la foulée, des sénateurs de son propre regroupement politique, l’AFDC-A, ont eux aussi pris leurs distances, réaffirmant leur soutien à la ligne défendue au sein de l’Union sacrée.
Dans ces conditions, les excuses de Modeste Bahati Lukwebo apparaissent, pour l’instant, insuffisantes pour désamorcer la crise. À quelques jours du dépôt annoncé de la pétition, son maintien au Bureau du Sénat semble plus que jamais fragilisé.
Elie NSANA





