Le député national, Mechack MANDEFU MUELA, a adressé une question orale avec débat à la ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU), portant sur deux dossiers sensibles relatifs à la gestion des frais académiques et la réforme des défenses de mémoires de DEA/DES.
Le premier point soulevé concerne la gestion des quotités des frais académiques. Le député dénonce le mécanisme de perception des quotités imposées par les instructions ministérielles n°026 et n°027, qu’il juge opaque. Selon lui, ce système, caractérisé par des paiements forfaitaires et une traçabilité incertaine, pourrait contourner le principe de versement des recettes au Trésor public. Mechack MANDEFU MUELA exige ainsi du ministère un rapport détaillé sur toutes les recettes perçues, les circuits bancaires utilisés, ainsi que des informations sur le nombre d’universités, d’étudiants, de professeurs, et les diplômes signés ces dernières années.
Le second sujet de débat concerne la circulaire du 15 janvier 2026, qui impose la défense des mémoires de DEA et DES avant le 31 juillet 2026. Le député estime que cette décision génère une insécurité juridique pour les promotions 2022-2023 et 2024-2026 et pourrait compromettre la qualité de la recherche. Il appelle à l’ouverture d’un dialogue inclusif entre le ministère, les universités, les enseignants et les étudiants, afin d’assurer une transition équitable vers le système LMD.
Ce débat soulève des préoccupations majeures quant à la transparence dans la gestion des frais académiques et à l’impact des réformes sur le système éducatif supérieur.
Elie NSANA







