Lors d’une matinée scientifique organisée jeudi à l’Université officielle de Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï Oriental, un appel a été lancé à la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) pour accorder davantage de marge de manœuvre au pouvoir en place dans la gestion du processus de paix en République démocratique du Congo.
Prenant la parole à cette occasion, le professeur Richard Mukendi, docteur en Sciences de l’information et de la communication, a estimé que le régime actuel devait être jugé sur ses actions et ses résultats. Selon lui, il est essentiel de laisser aux autorités en place la possibilité de démontrer leur capacité à stabiliser le pays.
« Nous demandons à la Cenco de donner la chance au régime actuel de nous prouver de quoi il est capable », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que le pouvoir en place demeure comptable devant le peuple congolais.
Pour cet universitaire, la légitimité du régime ne devrait pas être remise en cause dans le cadre des efforts de paix. Il plaide ainsi pour une approche qui privilégie la responsabilité des dirigeants actuels dans la conduite des initiatives visant à restaurer la sécurité et la cohésion nationale.
Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants dans plusieurs régions du pays, où les attentes de la population en matière de paix et de stabilité restent particulièrement élevées.
Elie NSANA







