Lors de son discours devant le Conseil de l’ONU, le Président de la République Démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a dénoncé le pillage systématique des ressources minières de son pays, qu’il considère comme l’une des causes majeures des conflits persistants dans l’est du pays. « L’exploitation illégale des ressources minières est souvent la cause des conflits », a-t-il affirmé.
Dans son appel à l’action, Tshisekedi a souligné l’importance de renforcer les mécanismes de traçabilité des ressources, de la mine jusqu’au consommateur, et de garantir une plus grande transparence dans les processus de contrôle et d’audit. Il a également insisté sur la nécessité d’une coopération renforcée entre les autorités douanières, judiciaires et financières, avec l’imposition de sanctions strictes et ciblées contre les trafiquants.
Le Président congolais a dressé un constat alarmant de la situation sécuritaire : « Les conflits armés qui durent depuis 30 ans en RDC se sont transformés en véritables entreprises prédatrices », a-t-il déclaré. Selon lui, ces violences sont motivées par la volonté de piller les ressources naturelles du pays, tout en effaçant la mémoire collective et en détruisant les communautés locales.
Les conséquences humaines et sociales de ces conflits sont dramatiques : « Des familles décimées, plus de sept millions de morts, des femmes et enfants pris pour cibles, des villages rayés de la carte et des générations sacrifiées », a conclu Félix Tshisekedi, appelant la communauté internationale à prendre des mesures concrètes pour mettre fin à ce fléau.
Elie NSANA







