Un déguerpissement violent et illégal a été stoppé récemment à Kinshasa, au croisement des avenues de la Gombe et du Haut-commandement, dans l’immeuble ATF. Le phénomène Folio, impliqué dans cette action, aurait tenté de faire encore des victimes dans la capitale congolaise.
Selon le ministre d’État de la Justice, accompagné du ministre de l’Urbanisme et Habitat, des individus se sont servis d’un jugement fictif et d’un huissier judiciaire pour expulser de force des occupants. Cette tentative d’expulsion a été immédiatement stoppée par l’intervention des autorités.
Une injonction a été donnée aux instances judiciaires compétentes, et un procès en flagrance sera ouvert pour déterminer les responsabilités dans cette opération illégale. L’objectif est de protéger les familles et de rappeler le respect strict des procédures légales dans toute action d’expulsion.
L’immeuble ATF est une propriété de l’État congolais depuis l’indépendance du pays. En 1975, il avait été mis à la disposition de la coopération française pour une durée de 25 ans. En 2000, l’Ambassade de France l’a officiellement restitué aux services de l’Urbanisme, confirmant ainsi le retour de cette propriété sous contrôle congolais.
Actuellement, 24 familles vivent légalement dans l’immeuble ATF. Ces familles bénéficient d’un statut légal et protégé, et toute tentative d’expulsion sans décision judiciaire légitime est considérée comme une violation des droits des occupants.
Le directeur du cabinet du ministre d’État de la Justice a souligné l’importance de protéger les propriétés de l’État et les droits des citoyens. Il a rappelé que l’action entreprise par le phénomène Folio était non seulement illégale mais également dangereuse pour la sécurité des occupants.
Les autorités continuent de suivre de près la situation et ont assuré que des mesures seront prises pour prévenir de futurs incidents similaires. Cette affaire rappelle la nécessité d’une vigilance constante face aux tentatives d’expulsion illégales et au respect de la légalité dans la gestion des propriétés publiques.
Elie NSANA






