L’Angola impose le français dès le primaire

Luanda franchit un cap stratégique dans sa politique éducative et diplomatique. À partir de cette rentrée, le français devient une langue obligatoire dès l’école primaire en Angola, concrétisant une réforme adoptée en juin dernier.

Selon les autorités angolaises, cette décision vise avant tout à renforcer l’intégration régionale. En introduisant le français dès le plus jeune âge, le pays entend faciliter les échanges économiques avec ses voisins francophones, notamment la République démocratique du Congo et le Congo-Brazzaville, partenaires commerciaux majeurs de la région.

Au-delà des enjeux économiques, cette réforme s’inscrit également dans une ambition diplomatique plus large. Luanda souhaite accroître son influence sur la scène africaine en se rapprochant des pays membres de l’espace francophone, où le français joue un rôle central dans les institutions et les négociations.

Dans les écoles, cette transition nécessitera une adaptation rapide. Formation des enseignants, révision des programmes et production de nouveaux supports pédagogiques sont autant de défis à relever pour assurer la réussite de cette mesure.

Si certains saluent une initiative tournée vers l’ouverture et les opportunités, d’autres s’interrogent sur sa mise en œuvre concrète dans un système éducatif déjà sous pression. Une chose est certaine : avec cette réforme, l’Angola affiche clairement sa volonté de s’ancrer davantage dans son environnement régional et international.

Elie NSANA

Elie Nsana

Elie NSANA est un professionnel des médias, chercheur et créateur congolais, engagé à la croisée du journalisme, du cinéma et de la réflexion sociale. Diplômé en Journalisme Politique Extérieure de l’Université de Mbujimayi (2018) et titulaire d’un Master en direction et production de cinéma (2024), il poursuit actuellement un doctorat au sein de l’école doctorale de l’UNISIC (ex-IFASIC), où il approfondit ses travaux de recherche. Directeur général du « Groupe Aigle Médias », un médias en ligne, il met son expertise au service de l’information, de l’innovation éditoriale et du développement de contenus à impact. Son parcours est marqué par des recherches scientifiques sur la perception des espaces scéniques du journal télévisé ainsi que par la réalisation de plusieurs œuvres audiovisuelles, notamment : La dot, Mon ennemi et L’envers du décor, le dernier mandat, etc. À la fois consultant en cinéma et entrepreneur, il développe une vision qui allie création, stratégie et transformation sociale. Également écrivain, il s’intéresse particulièrement aux réalités sociales africaines, avec une attention portée aux parcours de vie souvent marginalisés, entres autres la partition des ouvrages : « Les enfants du pays »; « Lettre à la République », etc. Son engagement personnel, nourri par la foi et le sens du service, guide ses initiatives avec une volonté constante d’apporter un impact positif, tant dans le paysage médiatique que dans la société.

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