En République démocratique du Congo, les autorités renforcent leur politique de contenu local dans le secteur logistique. L’Autorité de Régulation de la Sous-Traitance dans le Secteur Privé a annoncé l’entrée en vigueur effective d’une mesure clé : désormais, 50 % du fret transfrontalier sera réservé aux opérateurs congolais.
Cette décision marque un tournant dans la régulation du transport des marchandises, notamment dans un contexte où les entreprises locales peinent encore à s’imposer dans les chaînes logistiques dominées par des acteurs étrangers. Le secteur minier, pilier de l’économie nationale, est particulièrement concerné par cette réforme.
Selon l’ARSP, cette mesure vise à rééquilibrer les opportunités économiques en faveur des transporteurs congolais, longtemps marginalisés malgré l’importance des flux d’exportation. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large de promotion des entreprises locales et de valorisation des compétences nationales.
Toutefois, la mise en œuvre de cette réglementation suscite déjà des réactions contrastées. Si certains saluent une avancée majeure pour la souveraineté économique, d’autres s’interrogent sur la capacité des opérateurs locaux à répondre efficacement à la demande, tant en termes de logistique que de compétitivité.
Les prochains mois seront déterminants pour évaluer l’impact réel de cette réforme sur le terrain, dans un secteur crucial pour la croissance et les recettes du pays.
Elie NSANA






