La République démocratique du Congo amorce un tournant majeur dans sa politique monétaire. À partir du 9 avril 2027, les paiements en dollars américains en espèces seront interdits sur l’ensemble du territoire national.
Selon les nouvelles dispositions de la Banque centrale du Congo, toutes les transactions devront désormais s’effectuer en franc congolais. Les opérations en devises étrangères, notamment en dollars, resteront autorisées uniquement par voie bancaire, via des virements sécurisés.
En parallèle, la Banque centrale interdit également aux banques commerciales d’importer des billets en dollars, une mesure qui vise à réduire la circulation de liquidités étrangères dans l’économie locale.
Les autorités justifient cette réforme par la volonté de renforcer la monnaie nationale et de lutter contre le blanchiment d’argent. Cette décision intervient notamment après des saisies récentes de plus de 3 millions de dollars à l’Aéroport international de N’djili, révélant l’ampleur des flux financiers informels.
Si cette mesure est saluée par certains experts comme une avancée vers la souveraineté monétaire, elle pourrait également susciter des défis d’adaptation pour les acteurs économiques habitués à l’usage du dollar dans les transactions quotidiennes.
Elie NSANA
Elie NSANA est un professionnel des médias, chercheur et créateur congolais, engagé à la croisée du journalisme, du cinéma et de la réflexion sociale. Diplômé en Journalisme Politique Extérieure de l’Université de Mbujimayi (2018) et titulaire d’un Master en direction et production de cinéma (2024), il poursuit actuellement un doctorat au sein de l’école doctorale de l’UNISIC (ex-IFASIC), où il approfondit ses travaux de recherche.
Directeur général du « Groupe Aigle Médias », un médias en ligne, il met son expertise au service de l’information, de l’innovation éditoriale et du développement de contenus à impact. Son parcours est marqué par des recherches scientifiques sur la perception des espaces scéniques du journal télévisé ainsi que par la réalisation de plusieurs œuvres audiovisuelles, notamment : La dot, Mon ennemi et L’envers du décor, le dernier mandat, etc.
À la fois consultant en cinéma et entrepreneur, il développe une vision qui allie création, stratégie et transformation sociale. Également écrivain, il s’intéresse particulièrement aux réalités sociales africaines, avec une attention portée aux parcours de vie souvent marginalisés, entres autres la partition des ouvrages : « Les enfants du pays »; « Lettre à la République », etc. Son engagement personnel, nourri par la foi et le sens du service, guide ses initiatives avec une volonté constante d’apporter un impact positif, tant dans le paysage médiatique que dans la société.