Face aux préoccupations sécuritaires persistantes dans l’est de la République démocratique du Congo, le président Félix Tshisekedi a apporté des éclaircissements sur son orientation privilégiant la diplomatie plutôt que l’option militaire.
Interrogé sur ce choix, le chef de l’État a dressé un constat sans détour de la situation interne des forces armées. Selon lui, engager un conflit dans un contexte où l’armée présente des faiblesses structurelles serait une décision risquée et contre-productive. Il a ainsi affirmé qu’on ne mène pas une guerre avec une armée « décomposée » ou fragilisée de l’intérieur.
Dans cette optique, Félix Tshisekedi a défendu la diplomatie comme une réponse pragmatique à la crise actuelle. Pour lui, cette approche permet de gérer les tensions tout en évitant des conséquences humaines et matérielles potentiellement lourdes, dans un contexte déjà marqué par l’instabilité.
Le président a également laissé entendre que la priorité devrait être accordée à la consolidation et à la réforme des forces de défense avant toute escalade militaire. Une armée restructurée, disciplinée et mieux équipée serait, selon cette logique, un préalable indispensable à toute stratégie de défense efficace.
Cette prise de position s’inscrit dans un débat plus large sur la gestion du conflit dans l’est du pays, où s’opposent partisans d’une réponse militaire immédiate et défenseurs d’une approche diplomatique. En choisissant la seconde option, le chef de l’État met en avant une stratégie basée sur la prudence, la préparation et la recherche de solutions durables.
Elie NSANA





