Dans un discours enflammé devant la presse, l’opposant politique congolais Martin Fayulu a dénoncé ce qu’il appelle un « coup d’État constitutionnel » orchestré par Félix Tshisekedi. L’ex-candidat à la présidence a accusé le chef de l’État de préparer un changement de la Constitution par référendum, un projet qu’il considère comme une tentative de garantir un troisième mandat au détriment de la démocratie.
Fayulu, qui s’est fait un nom dans la lutte contre les tentatives de prolongation de mandat, a martelé : « Félix Tshisekedi est en train d’orchestrer un coup d’État pour se maintenir au pouvoir. Il prépare un véritable coup d’État constitutionnel ». Il a rappelé la mobilisation populaire de 2018, où le peuple avait déjà rejeté toute idée de continuité d’un pouvoir excessivement prolongé, notamment sous l’ex-président Joseph Kabila.
L’opposant a ajouté que, comme en 2018 contre Kabila, il s’opposera fermement à toute tentative de prolongation du mandat de Tshisekedi. Faisant appel au soutien populaire, Fayulu a cité une expression fréquemment entendue dans les rues de la RDC : « Commandant du peuple, en 2028, alinga alinga te, ako kende » (« Commandant du peuple, en 2028, tu ne partiras pas, il partira »).
Le message est clair : la lutte pour un respect strict des principes démocratiques et de la Constitution sera implacable, et l’opposition entend bien barrer la route à toute tentative de manipulation des règles électorales et constitutionnelles.
Cette déclaration, venant d’un homme politique influent, pourrait agiter davantage le climat politique en République Démocratique du Congo, un pays où la question du changement de Constitution et des mandats présidentiels reste un sujet hautement sensible.
Elie NSANA





