Kinshasa – 02 Avril 2026
L’opposant congolais Martin Fayulu a une nouvelle fois pointé du doigt les fondements du pouvoir en République démocratique du Congo, affirmant que la crise sécuritaire actuelle trouve avant tout son origine dans un déficit de légitimité politique.
S’exprimant sur RFI Afrique, il a déclaré sans détour : « Il faut que l’on se mette d’accord : la crise est d’abord une crise de légitimité. » Selon lui, les tensions persistantes dans le pays ne peuvent être dissociées des conditions dans lesquelles le pouvoir a été établi et maintenu.
Revenant sur les scrutins passés, Martin Fayulu a contesté la victoire de Félix Tshisekedi lors de la présidentielle de 2018, tout en qualifiant les élections de 2023 de « simulacre ». Des propos qui ravivent un débat politique déjà sensible dans le pays.
Au-delà de la question électorale, l’opposant a élargi son analyse à la gestion de l’État. Il évoque une « crise de gouvernance » marquée, selon lui, par une corruption généralisée et une absence d’autorité publique effective. « Ici, on vole tous les jours…, l’État n’existe pas au Congo », a-t-il affirmé.
Ces déclarations interviennent dans un contexte où la situation sécuritaire demeure préoccupante dans plusieurs régions du pays, notamment à l’est, et où les critiques sur la gouvernance continuent d’alimenter le débat politique national.
Elie NSANA







