Lors de la célébration de la nuit de Pâques ce samedi, le cardinal Fridolin Ambongo a livré une homélie marquée par une vive inquiétude face à la situation actuelle de la République démocratique du Congo.
Dans son intervention, le prélat a dressé un constat sombre, évoquant notamment l’occupation persistante d’une partie du territoire national. « Une partie de notre territoire demeure encore occupée », a-t-il déclaré devant les fidèles, soulignant la gravité de l’insécurité qui continue de fragiliser le pays.
Le cardinal a également dénoncé la poursuite des conflits armés, mettant en lumière leurs conséquences humanitaires. Il a insisté sur le sort des populations déplacées, contraintes de vivre dans des conditions précaires, souvent privées de ressources essentielles.
Abordant la question de la jeunesse, Fridolin Ambongo a alerté sur un climat de désespoir croissant. Selon lui, de nombreux jeunes se retrouvent sans perspectives, exposés à l’incertitude et à la perte d’espoir en l’avenir.
Pour le chef de l’Église catholique à Kinshasa, ces multiples crises constituent une menace directe pour la cohésion nationale. « Toutes ces situations blessent gravement la communion nationale », a-t-il martelé, appelant implicitement à une prise de conscience collective et à des actions concrètes pour restaurer la paix et l’unité dans le pays.
Cette prise de parole intervient dans un contexte marqué par des tensions persistantes, rappelant l’urgence de solutions durables pour sortir la RDC de cette spirale d’instabilité.
Elie NSANA







