Une proposition de loi en discussion à l’Assemblée nationale suscite déjà de vives réactions sur la scène politique congolaise. Le texte prévoit une refonte majeure du fonctionnement institutionnel, avec notamment la suppression de l’Assemblée plénière, une structure clé dans la prise de décisions.
Autre mesure phare : la fin de l’exclusivité des confessions religieuses dans la désignation du président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Cette disposition marque un tournant important dans l’organisation de l’institution chargée de superviser les processus électoraux en République démocratique du Congo.
Selon les initiateurs de la réforme, ces changements visent à moderniser la gouvernance de la CENI et à renforcer son indépendance. Ils estiment que l’ouverture du processus de désignation pourrait favoriser davantage de transparence et de compétence dans la gestion électorale.
Cependant, ces propositions ne font pas l’unanimité. Plusieurs observateurs et acteurs de la société civile redoutent une politisation accrue de la CENI, jusque-là marquée par une forte implication des confessions religieuses dans la désignation de ses dirigeants.
Le débat s’annonce donc intense au sein de l’Assemblée nationale, où cette réforme pourrait redéfinir durablement l’équilibre institutionnel et électoral du pays.
Elie NSANA






