La Commission électorale nationale indépendante (CENI) en République démocratique du Congo entend mettre fin à une pratique controversée qui s’est installée dans le paysage politique : la candidature simultanée de certains leaders à plusieurs postes électifs, notamment comme député national, député provincial et sénateur.
Selon des sources proches de l’institution, cette réforme vise à renforcer l’éthique électorale et à limiter les stratégies jugées opportunistes. Jusqu’ici, certains acteurs politiques n’hésitaient pas à se présenter sur plusieurs listes à la fois, tout en désignant comme suppléants leurs épouses, enfants ou proches parents. Une pratique perçue par de nombreux observateurs comme une manière de conserver indirectement le pouvoir, quel que soit le scrutin remporté.
La CENI estime que cette situation nuit à la transparence du processus démocratique et réduit les chances d’accès à la représentation pour d’autres candidats. En mettant fin à ces candidatures multiples, l’organe de gestion des élections souhaite encourager une compétition plus équitable et responsabiliser davantage les prétendants aux fonctions publiques.
Cette mesure, encore en discussion, pourrait être intégrée dans les prochaines réformes électorales. Elle suscite déjà des réactions contrastées au sein de la classe politique : certains y voient une avancée majeure pour la démocratie, tandis que d’autres dénoncent une restriction de leurs droits politiques.
Si elle est adoptée, cette décision marquera un tournant important dans l’organisation des élections en RDC, avec pour ambition de restaurer la confiance des citoyens dans le système électoral.
Elie NSANA




