La question d’une éventuelle révision de la Constitution en République démocratique du Congo continue de susciter le débat au sein de la classe politique. Intervenant sur les ondes de Radio France Internationale (RFI), Jean-Claude Tshilumbayi a insisté sur la nécessité d’un large consensus national pour toute modification de la loi fondamentale. Selon lui, ce consensus doit impérativement s’inscrire dans le cadre des institutions prévues par la Constitution.
Le responsable politique a précisé que deux voies sont possibles : soit l’approbation par les trois cinquièmes des députés réunis en Congrès au Parlement, soit le recours direct au peuple à travers un référendum. Pour Jean-Claude Tshilumbayi, il s’agit là de la seule définition valable d’un consensus national. Il a par ailleurs rejeté l’idée d’un accord construit en dehors des institutions, critiquant notamment toute démarche impliquant des acteurs non mandatés par le suffrage populaire. Cette prise de position relance les discussions autour des conditions politiques et juridiques nécessaires à une éventuelle réforme constitutionnelle dans le pays.
Elie NSANA






