En République démocratique du Congo, le débat sur la réforme du système électoral connaît un nouveau tournant. Israël Dodo Kamba, archevêque et président du Conseil interreligieux congolais, plaide pour une dépolitisation renforcée de la Commission électorale nationale indépendante.
Dans sa proposition, il appelle à la suppression pure et simple des quotas attribués aux différentes forces politiques au sein du bureau de la CENI. Selon lui, ce système, longtemps critiqué, compromet l’indépendance de l’institution en la soumettant à des influences partisanes.
L’initiative vise à instaurer une commission véritablement neutre, composée sur des critères de compétence, d’intégrité et de crédibilité morale, plutôt que sur des équilibres politiques. Une réforme qui, d’après ses promoteurs, permettrait de restaurer la confiance des citoyens dans les processus électoraux.
Cette prise de position intervient dans un contexte où la transparence et la crédibilité des élections restent des préoccupations majeures en RDC. La question de la composition de la CENI a souvent été au cœur des tensions entre majorité et opposition, chaque camp cherchant à y garantir sa représentation.
Reste à savoir si cette proposition trouvera un écho favorable auprès des acteurs politiques et des institutions concernées. Une chose est sûre : le débat sur l’avenir de la CENI est désormais relancé, avec en toile de fond l’exigence d’élections plus justes et apaisées.
Elie NSANA







