Le procès très attendu lié au Fonds spécial pour la réparation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (Frivao) s’est ouvert ce mardi, mettant en lumière une affaire de détournement présumé de plusieurs millions de dollars destinés aux victimes de la guerre de six jours.
À la barre, l’ancien coordonnateur de cette structure publique doit répondre de graves accusations de malversations financières. Selon les éléments portés devant le tribunal, des fonds censés indemniser les populations affectées par ce conflit auraient été utilisés à des fins personnelles, suscitant indignation et colère au sein de l’opinion publique.
Plusieurs témoins clés ont été convoqués pour éclairer la justice, parmi lesquels des représentants de la société Divo. Leurs dépositions pourraient s’avérer déterminantes pour retracer les circuits financiers et établir d’éventuelles complicités.
Ce procès, qui s’annonce comme l’un des plus sensibles de ces dernières années en République démocratique du Congo, devra permettre de situer les responsabilités et de faire la lumière sur la gestion de ce fonds stratégique. Pour les victimes, l’enjeu est crucial : obtenir justice et espérer, enfin, réparation.
Elie NSANA






