À Kinshasa, une nouvelle proposition relance le débat déjà sensible autour de la révision constitutionnelle en République démocratique du Congo. Le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso, a exprimé son soutien à un allongement du mandat présidentiel, suggérant un passage de cinq à sept ans.
Cette prise de position a été formulée lors d’une réunion du Cartel CRD, tenue dans la capitale, en présence de plusieurs acteurs politiques. Pour l’élu, la durée actuelle du mandat présidentiel serait insuffisante pour permettre à un Chef de l’État de conduire efficacement son programme dans un pays aux dimensions vastes et aux défis structurels complexes.
Selon son argumentaire, un cycle de cinq ans limite la capacité d’action des gouvernants, notamment dans la mise en œuvre des réformes profondes et des projets de développement à long terme. Christophe Mboso estime ainsi qu’un mandat de sept ans offrirait une stabilité temporelle plus adaptée aux ambitions de transformation économique et sociale du pays.
Cette déclaration intervient dans un contexte politique marqué par des discussions récurrentes sur l’éventualité d’une révision ou d’une adaptation de la Constitution. Ces débats, souvent sensibles, suscitent des réactions contrastées au sein de la classe politique, entre partisans de la stabilité institutionnelle et défenseurs du maintien strict des équilibres actuels.
Dans l’opinion publique, ces propositions relancent également les interrogations sur les priorités nationales, alors que de nombreux citoyens attendent des réponses urgentes aux défis liés au développement, à la gouvernance et aux services sociaux de base.
Pour l’heure, aucune procédure formelle de révision n’a été engagée, mais cette sortie politique de haut niveau contribue à alimenter un débat constitutionnel qui pourrait s’intensifier dans les prochains mois.
Elie NSANA





