Réunie en conclave ce mardi à Rome, la coalition d’opposition C-64 s’oppose à toute modification de la Constitution, à un troisième mandat pour Félix Tshisekedi et à tout report des élections prévues en 2028. Elle invoque notamment l’article 220 de la Constitution, qu’elle estime incontournable face à toute initiative référendaire.
La position est sans équivoque. À l’issue de son conclave tenu à Rome, en Italie, la C-64 a rejeté toute démarche visant à modifier la Constitution de la République démocratique du Congo, ainsi que toute perspective d’un troisième mandat pour le président Félix Tshisekedi.
La coalition s’oppose également à un éventuel report des élections prévues en 2028. Pour elle, le respect du calendrier électoral et des dispositions constitutionnelles constitue une exigence à laquelle les autorités ne devraient pas déroger.
Dans sa déclaration, la C-64 rappelle qu’une Constitution « doit être scrupuleusement respectée et appliquée ». Elle met particulièrement en avant l’article 220, qui protège notamment les dispositions relatives à la durée et au nombre des mandats du président de la République.
L’article 220 au cœur de la contestation
La coalition estime qu’une loi référendaire ne saurait servir à contourner les limites fixées par cet article. Cette prise de position traduit son opposition à toute initiative qui pourrait, selon elle, remettre en cause les garanties constitutionnelles encadrant l’exercice du pouvoir présidentiel.
En s’exprimant depuis Rome, la C-64 entend ainsi afficher une ligne politique ferme sur trois points : le maintien de la Constitution dans ses dispositions actuelles, le rejet d’un troisième mandat de Félix Tshisekedi et la tenue des élections en 2028.
Les informations communiquées ne précisent toutefois pas les mesures que la coalition entend prendre pour faire respecter ces exigences, ni les éventuelles réactions des autorités congolaises.
Le débat reste donc ouvert sur les suites politiques de cette déclaration, alors que la C-64 place le respect de la Constitution et du calendrier électoral au centre de sa position.
Elie NSANA




