La Chambre basse du Parlement a récemment convoqué le Ministre de la Formation Professionnelle, Marc Ekila, pour répondre à une Question Orale avec Débat. Cette démarche fait suite à plusieurs inquiétudes exprimées par les parlementaires sur l’état actuel du secteur, considéré comme stratégique pour la jeunesse et le développement économique.
Selon la lettre officielle, le Ministre se voit reprocher un manque d’actions concrètes visant à dynamiser la formation professionnelle. Plusieurs initiatives lancées ces dernières années seraient jugées insuffisantes pour répondre aux besoins croissants de compétences techniques et professionnelles dans le pays.
Les projets initiés par le ministère sont également au centre des critiques. Certains parlementaires qualifient ces programmes de « flops », estimant qu’ils n’ont pas produit de résultats probants et que leur impact sur l’insertion professionnelle des jeunes reste limité.
Par ailleurs, le déficit d’infrastructures et de matériels dans les rares centres de formation encore actifs est pointé du doigt. Cette situation freine non seulement la qualité de l’enseignement mais limite également l’accès des jeunes à des formations pratiques et adaptées aux exigences du marché du travail.
Face à ces accusations, les explications du Ministre Ekila sont très attendues. Les parlementaires souhaitent obtenir des éclaircissements sur les mesures correctives et la vision à long terme pour renforcer ce secteur clé, afin que la formation professionnelle puisse réellement devenir un levier d’insertion et de développement pour la jeunesse.
Elie NSANA







