À trois jours de la rentrée parlementaire, la fracture semble consommée entre Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale, et une large majorité de députés. La collecte des signatures en vue de sa mise en cause se poursuit, traduisant un climat de défiance généralisée.
Les élus reprochent au speaker de l’Assemblée plusieurs attitudes jugées inacceptables : une mauvaise relation sociale avec nombre de députés, une posture ambiguë face à la situation politico-sécuritaire du pays, un manque d’écoute, une tendance à se comporter en « maître d’école » lors des débats, ainsi qu’une propension à humilier ses collègues en plénière.
Pour l’heure, l’Union sacrée n’a pas convoqué de réunion de clarification, malgré la gravité des tensions internes. Sauf revirement, la crise devrait éclater au grand jour dès l’ouverture de la session parlementaire.
Elie NSANA







