Le débat sur une éventuelle modification de la Constitution refait surface sur la scène politique congolaise, suscitant de vives réactions. Parmi les voix les plus fermes, celle de Delly Sesanga, qui met en garde contre toute tentative de remise en cause de l’ordre constitutionnel.
Pour l’opposant, aucun pouvoir ne saurait se placer au-dessus de la Constitution, socle de l’État de droit. Il insiste sur le fait qu’aucun dirigeant ne peut prétendre à un droit absolu ou « divin » sur le pays. Dans cette optique, toute initiative visant à modifier la loi fondamentale pour prolonger ou rendre illimités les mandats serait une dérive grave.
Selon lui, une telle démarche reviendrait à transformer la nature même de la République. Elle ouvrirait la voie à un pouvoir personnel, en contradiction directe avec les principes démocratiques et le pacte républicain. Il rappelle que les Congolais ont déjà connu et combattu des régimes autoritaires par le passé, notamment durant la Deuxième République, et qu’un retour à ces pratiques serait inacceptable.
Delly Sesanga va plus loin en qualifiant toute tentative de ce type d’acte de « haute trahison ». Pour lui, il s’agit d’une ligne rouge à ne pas franchir, car cela constituerait une confiscation du pouvoir et une atteinte directe à la souveraineté du peuple.
Dans un contexte politique déjà tendu, cette prise de position relance le débat sur le respect des institutions et l’avenir démocratique du pays.
Elie NSANA







