La Minière de Bakwanga (MIBA) revient une nouvelle fois au cœur de l’actualité sociale en République démocratique du Congo. Le gouvernement a récemment débloqué une enveloppe de 3 millions de dollars destinée au paiement partiel des salaires des agents de cette entreprise publique basée à Mbuji-Mayi.
Les fonds ont été transférés le jeudi 26 mars sur un compte logé à la BGFI Bank. Selon les autorités, cette somme permettra de couvrir trois mois de rémunération. Une mesure jugée insuffisante par les travailleurs, qui réclament au moins huit mois de salaires récents.
Mais au-delà de ces revendications immédiates, c’est l’ampleur des arriérés accumulés qui alimente la colère. Les agents évoquent une dette salariale colossale équivalant à 16 ans et 8 mois, soit plus de 200 mois impayés. Une situation qui illustre les difficultés structurelles persistantes de la MIBA, autrefois pilier de l’économie diamantifère du pays.
Sur le terrain, ce paiement partiel est perçu comme un geste d’apaisement, mais loin de répondre aux attentes profondes du personnel. Plusieurs voix s’élèvent pour exiger un plan global de redressement de l’entreprise, incluant la régularisation progressive des arriérés et la relance effective des activités.
En attendant, le malaise social reste palpable à Mbuji-Mayi, où les travailleurs continuent de dénoncer des conditions de vie précaires après des années sans revenus stables.
Elie NSANA
Elie NSANA est un professionnel des médias, chercheur et créateur congolais, engagé à la croisée du journalisme, du cinéma et de la réflexion sociale. Diplômé en Journalisme Politique Extérieure de l’Université de Mbujimayi (2018) et titulaire d’un Master en direction et production de cinéma (2024), il poursuit actuellement un doctorat au sein de l’école doctorale de l’UNISIC (ex-IFASIC), où il approfondit ses travaux de recherche.
Directeur général du « Groupe Aigle Médias », un médias en ligne, il met son expertise au service de l’information, de l’innovation éditoriale et du développement de contenus à impact. Son parcours est marqué par des recherches scientifiques sur la perception des espaces scéniques du journal télévisé ainsi que par la réalisation de plusieurs œuvres audiovisuelles, notamment : La dot, Mon ennemi et L’envers du décor, le dernier mandat, etc.
À la fois consultant en cinéma et entrepreneur, il développe une vision qui allie création, stratégie et transformation sociale. Également écrivain, il s’intéresse particulièrement aux réalités sociales africaines, avec une attention portée aux parcours de vie souvent marginalisés, entres autres la partition des ouvrages : « Les enfants du pays »; « Lettre à la République », etc. Son engagement personnel, nourri par la foi et le sens du service, guide ses initiatives avec une volonté constante d’apporter un impact positif, tant dans le paysage médiatique que dans la société.