La Minière de Bakwanga (MIBA) revient une nouvelle fois au cœur de l’actualité sociale en République démocratique du Congo. Le gouvernement a récemment débloqué une enveloppe de 3 millions de dollars destinée au paiement partiel des salaires des agents de cette entreprise publique basée à Mbuji-Mayi.
Les fonds ont été transférés le jeudi 26 mars sur un compte logé à la BGFI Bank. Selon les autorités, cette somme permettra de couvrir trois mois de rémunération. Une mesure jugée insuffisante par les travailleurs, qui réclament au moins huit mois de salaires récents.
Mais au-delà de ces revendications immédiates, c’est l’ampleur des arriérés accumulés qui alimente la colère. Les agents évoquent une dette salariale colossale équivalant à 16 ans et 8 mois, soit plus de 200 mois impayés. Une situation qui illustre les difficultés structurelles persistantes de la MIBA, autrefois pilier de l’économie diamantifère du pays.
Sur le terrain, ce paiement partiel est perçu comme un geste d’apaisement, mais loin de répondre aux attentes profondes du personnel. Plusieurs voix s’élèvent pour exiger un plan global de redressement de l’entreprise, incluant la régularisation progressive des arriérés et la relance effective des activités.
En attendant, le malaise social reste palpable à Mbuji-Mayi, où les travailleurs continuent de dénoncer des conditions de vie précaires après des années sans revenus stables.
Elie NSANA







