À l’occasion d’une récente prise de parole, le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a tenu à clarifier sa vision de la liberté de la presse dans un contexte national marqué par des enjeux sécuritaires et politiques sensibles.
Le chef de l’État a souligné que le « patriotisme républicain » ne devait en aucun cas être perçu comme une contrainte pour les professionnels des médias. Selon lui, le journalisme conserve toute sa légitimité tant qu’il s’exerce dans le respect des intérêts fondamentaux de la nation.
Toutefois, Félix Tshisekedi a mis en garde contre certaines dérives. Il a estimé qu’une information diffusée dans l’intention d’affaiblir les institutions étatiques, notamment au profit d’acteurs hostiles au pays, ne peut être assimilée à un exercice normal de la liberté de la presse. Une telle démarche, a-t-il déclaré, pourrait s’apparenter à une forme de complicité avec l’ennemi.
Cette déclaration intervient dans un contexte où le rôle des médias est régulièrement débattu en RDC, entre impératif de liberté d’expression et exigences de sécurité nationale. Le président appelle ainsi à une presse responsable, consciente de son influence et de son rôle dans la consolidation de l’unité nationale.
En réaffirmant ces principes, le chef de l’État entend tracer une ligne claire entre critique constructive et actions jugées nuisibles aux intérêts du pays, invitant les acteurs médiatiques à conjuguer liberté et responsabilité.
Elie NSANA




