Le cycliste congolais Miguel Masaïsaï est décédé vendredi 18 septembre 2026 dans un accident de la route au Congo-Brazzaville, alors qu’il poursuivait son périple « Pedals for Peace » en direction de Rabat, au Maroc. Parti de Goma en mai, il voulait porter à travers l’Afrique un message de paix, d’unité et d’espoir pour la RDC.
Le voyage qui devait porter la voix de la paix congolaise jusqu’au Maroc s’est brutalement interrompu. Miguel Masaïsaï est mort le 18 septembre 2026 dans un accident de la circulation à Ouesso, dans le nord de la République du Congo, selon des informations confirmées par le gouvernement congolais à travers le ministère de la Communication et des Médias.
D’après les informations communiquées par Prince Lukeka, conseiller stratégique du ministre de la Communication Patrick Muyaya, le cycliste aurait été percuté par un camion dans un accident qui a également fait plusieurs morts. Son corps aurait été très gravement atteint. À ce stade, selon ce responsable, la priorité porte désormais sur la prise en charge de la dépouille et son rapatriement vers la République démocratique du Congo.
Un périple commencé à Goma
Miguel Masaïsaï avait lancé son initiative « Pedals for Peace » le 1er mai 2026 à Goma, dans l’est de la RDC. Son ambition était de rejoindre Rabat, au Maroc, à vélo, dans un parcours estimé à environ 14 000 kilomètres à travers plusieurs pays africains.
Avant de poursuivre son itinéraire à l’étranger, le cycliste avait traversé le territoire congolais d’est en ouest. Il était arrivé à Kinshasa le 5 août, après 67 jours de route et plus de 6 500 kilomètres parcourus.
Son passage dans plusieurs villes congolaises avait été marqué par des rencontres avec des jeunes et des communautés locales. À Kinshasa, il avait notamment délivré un message appelant à la paix, à l’unité et à la cohésion nationale.
De Kinshasa à Brazzaville, la route continuait
Le 6 septembre, Masaïsaï avait quitté Kinshasa pour poursuivre son expédition. Il avait traversé le fleuve Congo par le Beach Ngobila et rejoint Brazzaville, où il avait été accueilli par des cyclistes et des sympathisants de son initiative.
Depuis la capitale de la République du Congo, il entendait poursuivre son itinéraire vers plusieurs pays africains avant de mettre le cap sur le Maroc.
Son objectif était clairement affiché : faire de chaque étape une occasion de porter son message en faveur de la paix dans l’Est de la RDC. « Pedals for Peace » se voulait ainsi à la fois une aventure sportive et une initiative citoyenne.
Un message qui dépasse le sport
Au fil de son parcours, Miguel Masaïsaï avait présenté le vélo comme un moyen de rapprocher les peuples et de faire entendre la voix des jeunes Congolais.
À Kinshasa, son initiative avait notamment été saluée par les ambassadeurs des Pays-Bas et d’Espagne, qui avaient souligné la dimension citoyenne et diplomatique de son projet. Le cycliste avait alors présenté « Pedals for Peace » comme une forme de « diplomatie de la jeunesse par le vélo ».
Son décès met donc brutalement fin à un périple qui devait encore le conduire jusqu’à Rabat.
Pour les autorités congolaises, l’enjeu immédiat est désormais le rapatriement de sa dépouille en RDC. Son parcours, commencé à Goma avec un message de paix pour l’Est du pays, restera associé à une initiative qui avait cherché à porter cette cause au-delà des frontières congolaises.
Elie NSANA






