Le crash aérien survenu ce vendredi 25 septembre à Kenge, dans la province du Kwango, a coûté la vie à plusieurs occupants d’un appareil revenant de Kikwit. Parmi les victimes figurent le lieutenant-général Joseph Mutombo Katalayi Tiende, premier président de la Haute Cour militaire, et le lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, auditeur général des FARDC.
L’État-Major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) a confirmé le décès des deux hauts magistrats militaires dans cet accident aérien survenu à Kenge, chef-lieu de la province du Kwango.
Selon les informations communiquées par les autorités, l’appareil transportait une délégation qui rentrait d’une mission officielle effectuée à Kikwit. Les autres membres de la délégation ainsi que l’équipage ont également péri dans le crash.
Un drame qui frappe la justice militaire
La disparition de Joseph Mutombo Katalayi Tiende et de Lucien-René Likulia Bakumi constitue une perte importante pour la justice militaire congolaise.
Le premier occupait la fonction de premier président de la Haute Cour militaire, tandis que le second était auditeur général des Forces armées de la RDC. Tous deux figuraient ainsi parmi les principales autorités judiciaires de l’appareil militaire congolais.
Le lieutenant-général Joseph Mutombo avait encore présidé, quelques jours avant le drame, une audience de la Haute Cour militaire dans le cadre du procès impliquant notamment l’ancien chef d’état-major général des FARDC, Christian Tshiwewe.
Les circonstances du crash restent à établir
Les premières informations disponibles font état d’un accident survenu alors que l’appareil effectuait le trajet retour vers Kinshasa. Des sources concordantes rapportent que l’avion aurait rencontré un problème en vol avant de tenter de se poser à Kenge. Les circonstances précises de cette séquence doivent toutefois encore être établies par les investigations officielles.
Le bilan communiqué par les autorités locales fait état de plusieurs victimes parmi les occupants de l’appareil. Les informations disponibles vendredi soir évoquent notamment 13 personnes décédées, même si les autorités compétentes restent attendues pour établir définitivement la liste et l’identité de toutes les victimes.
Une enquête doit désormais permettre de déterminer les causes exactes de l’accident. Les opérations d’identification et de prise en charge des dépouilles sont également en cours.
Une enquête attendue
Au-delà du lourd bilan humain, le crash soulève désormais des questions sur les circonstances techniques et opérationnelles du vol. Les autorités aéronautiques et sécuritaires devront établir les faits à partir des constatations effectuées sur le site de l’accident et des éléments disponibles sur l’appareil.
Pour la RDC, le drame touche directement l’institution judiciaire militaire au moment où celle-ci est engagée dans plusieurs procédures sensibles. Les investigations en cours devraient permettre de préciser les circonstances de cette catastrophe et d’établir officiellement les responsabilités éventuelles.
Elie NSANA






