L’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité, ce lundi 26 octobre 2026, le rapport de la commission d’enquête parlementaire sur la gestion des quotités du minerval et des frais connexes payés par les étudiants entre 2022 et 2025. À l’issue de cet examen, des sanctions sont recommandées à l’encontre de la ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et de l’Innovation (ESURSI).
La gestion des frais académiques dans les établissements d’enseignement supérieur en République démocratique du Congo est au centre d’un contrôle parlementaire. Réunis en séance plénière, les députés nationaux ont approuvé à l’unanimité le rapport de la commission chargée d’enquêter sur la répartition et l’utilisation des quotités du minerval ainsi que des frais connexes versés par les étudiants au cours des années académiques 2022 à 2025.
Le rapport recommande des sanctions à l’encontre de la ministre de l’ESURSI. Toutefois, les éléments communiqués ne précisent ni la nature exacte des mesures préconisées ni les faits particuliers retenus à son encontre.
La gestion des frais académiques passée au crible
L’enquête parlementaire porte sur les quotités du minerval et les frais connexes, c’est-à-dire les parts des recettes académiques destinées aux différentes structures concernées, selon les règles applicables.
L’objectif est notamment d’examiner la gestion de ces ressources durant la période retenue par la commission. Les conclusions détaillées du rapport, les éventuelles irrégularités relevées et les recommandations adressées aux autorités compétentes restent à préciser à partir du document officiel.
Quelles suites après l’adoption du rapport ?
L’adoption du rapport par l’Assemblée nationale marque une étape dans le contrôle parlementaire de la gestion des finances liées à l’enseignement supérieur. Elle ne signifie toutefois pas, à elle seule, que les sanctions recommandées ont déjà été exécutées.
Les suites dépendront de la nature des recommandations formulées et des décisions que prendront les institutions compétentes. Les éléments disponibles ne permettent pas encore de confirmer si une procédure disciplinaire, administrative ou politique a été engagée contre la ministre.
Le rapport complet devrait permettre de mieux comprendre les constats de la commission, les responsabilités éventuellement établies et les mesures proposées pour améliorer la transparence dans la gestion des frais académiques en RDC.
Elie NSANA






