Bruno Tshibala, ancien Premier ministre et leader politique congolais, a exprimé son opposition ferme à toute révision des dispositions protégées par l’article 220 de la Constitution de la République Démocratique du Congo. Réagissant au point de presse de Félix Tshisekedi du 6 mai, Tshibala a estimé qu’une réforme constitutionnelle, surtout concernant cet article crucial, ne pourrait se faire sans un large consensus national.
Selon lui, un dialogue national inclusif, sous la médiation de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), devrait être impératif pour toute initiative de modification constitutionnelle. Il a souligné que sans cette approche consensuelle, le pays risquerait de rester profondément divisé, compromettant ainsi la stabilité nécessaire à son développement et à la résolution des conflits internes, notamment dans l’Est du pays.
L’article 220, qui consacre la stabilité des principes fondamentaux de la Constitution, est perçu par Tshibala comme une garantie essentielle pour éviter de nouvelles fractures politiques. Il a averti que des réformes sans un large accord pourraient exacerber les tensions internes et prolonger les violences, en particulier dans les régions instables comme le Kivu.
Cette position de Bruno Tshibala s’ajoute à la réflexion nationale sur la révision constitutionnelle, qui continue de diviser les acteurs politiques congolais. L’appel à un dialogue national semble désormais incontournable pour résoudre les différends autour de la révision de la loi fondamentale du pays.
Elie NSANA







